SERIGNE SIDI LAMINE KOUNTA

2éme khalife de Mame Bou Kounta 1929 à 1973

2eme khalife ma bou

Sidi Lamine Kounta succéda son grand frère al-Bekkaï. Il a eu le plus long règne de tous les fils qui ont succédé Cheikh Bou.  Comme ses frères aînés, Sidi Lamine reçut une importante formation religieuse en Mauritanie mais il est revenu à la maison à la mort de son père en 1914.  Paul Marty, qui était le directeur du bureau des affaires musulmanes de l’administration coloniale française, le décrit comme un très grand érudit à l’allure royale.  Il alla s’installer à Saint Louis et s’adonna au commerce jusqu’à son accession au khalifat en 1929.  Agé de 42 ans seulement à son intronisation, Sidi Lamine marqua la vie de la confrérie pendant 44 ans.  

Khalif Sidi Lamin Kunta Guest Residence (1)

Khalif Sidi Lamin Kunta Guest Residence (1)

Entre autres, il institua le pèlerinage annuel (gàmmu) comme activité régulière ; encouragea les disciples à se regrouper en associations (les daaira); fit construire un immeuble impressionnant autour d’une cour, servant d’abri aux disciples à l’occasion du pèlerinage et d’autres visites; améliora le service d’approvisionnement en eau du village et fit bétonner un bassin pour retenir l’eau.  

 

Khalif Sidi Lamin Kunta legacy (4)

Khalif Sidi Lamin Kunta legacy (4)

Sidi Lamine continua à mener ses affaires par des intermédiaires en étant khalife mais ne noua pas de rapports avec l’état.  Il maintint ses distances par rapport aux autorités politiques même durant la période de la décolonisation durant laquelle les politiciens sénégalais cherchaient activement le soutien des guides religieux.  Plusieurs disciples affirment dans des entretiens que Khalife Sidi Lamine était un homme de vérité.  Ils soutiennent qu’il n’était pas hostile à l’état et qu’il encourageait ses disciples à honorer leurs devoirs civiques mais il ne faisait pas de compromis avec les politiciens pour se faire bien apprécier ou pour obtenir des biens matériels.  Il a été dit que cet apolitisme et ce manque d’exposition médiatique ont été des obstacles au développement de la confrérie.

Cheikh Mamadou Mbodj de Bargny, 

un  disciple qui battait le tam-tam (tabala) et chantait à l’occasion des rassemblements religieux se rappelle dans un entretien que Khalife Sidi Lamine interdisait que l’on chante les louanges de toute personne si ce n’était le Prophète Mohammed.  Le Khalife lui remettait des poèmes religieux (khassaïdes) qu’il avait écrit lui-même ainsi que des poèmes composés par Sidi Mokhtar al-Kébir à chanter durant les événements religieux.  Contrairement à son attitude envers les autorités publiques, il entretenait de bonnes relations avec ses confrères mourides de Touba et tidjanes de Tivaouane.  D’ailleurs, il encourageait ses disciples à témoigner leur estime à ces guides religieux. Quand les disciples prenaient le train pour aller ou quitter Ndiassane par exemple, il insistait qu’ils s’arrêtent à Tivaouane pour saluer le Khalife, Serigne Babacar Sy, et requérir ses bénédictions avant de rentrer chez eux.

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